L'hiver les cervidés ont tout autant besoin de nourriture que l'été, si ce n'est plus, pour compenser les besoins de calories liés aux températures plus froides, au dérangement et au stress du fait de la chasse.
Or les jeunes pousses tendres sont moins abondantes si bien qu'une partie de la ration alimentaire est constituée de l'écorce de jeunes arbres et tout particulièrement d'écorces de châtaignier, abondantes dans nos taillis.
Un arbre écorcé perd de sa vitalité et peut même mourir; le bois écorcé perd une partie des ses qualités et doit être purgé. L'écorçage est donc un dommage au renouvellement des boisements, tout comme l'abroutissement.
Lorsqu'il est rare, c'est à dire moins de 20% des sujets sur un peuplement, il est admissible. Mais dans certains cas de plus en plus fréquents, tous les pieds sont écorcés traduisant une pression des cerfs excessive caractéristique d'un déséquilibre préjudiciable à la forêt.
Dans la vidéo jointe cliquer ici. Bernard Chambon, effaré par les dégâts récents des cervidés dans sa forêt, en face de la tour des Cars, vient de faire une vidéo montrant que la quasi-totalité des cépées de châtaigniers sont écorcées.
Il s'agit d'un taillis de 3 hectares, coupé il y a cinq ans, très bien venant, non touché par les maladies...sauf cette prédation !
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